Les Historiens

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Les Historiens

Tof


J’ai appris à l ‘école que Jeanne d’Arc est morte sur le bûcher à Rouen, certains historiens pensent que ce n’était pas elle sur le bûcher.

J’ai appris à l’école que Christophe Colomb fut le premier blanc à débarquer en Amérique, les historiens sont maintenant d’accord pour dire que d’autres occidentaux y sont allés bien avant lui.

J’ai appris à l’école que Roland a été massacré à Roncevaux par les Sarrazins. Aujourd’hui les historiens s’accordent à dire qu’il ne s’agissait pas de Sarrazins mais de Basques.

J’ai appris à l’école qu' Attila et les siens n’étaient que des barbares. Aujourd’hui les historiens s’accordent à dire que la cour d'Attila était sans doute l'une des plus raffinées de son époque.

J’ai appris à l’école que Jules César a battu Vercingétorix en 52 avant JC, Aujourd’hui les historiens ne sont plus certains de l’existence de ce personnage.

Pendant longtemps les historiens ont affirmé que la ville de Troie n’était qu’une légende jusqu’à ce que Schliemann (dont tous les historiens se moquaient) découvre l’emplacement de cette ville au dix-neuvième siècle.

Voilà quelques exemples montrant que ce qui est vrai pour les historiens n’est pas toujours vrai ou que ce qu’on croit vrai à un moment ne l’est plus un peu plus tard.

Dans les années 1920 Margaret Murray une égyptologue et historienne reconnue publie un livre sur la sorcellerie : « The Witch Cult in Western Europe ». Tout de suite après on dit pis que pendre à son sujet et aujourd’hui la plupart des historiens considèrent qu’elle ne fut pas honnête dans son traitement du sujet. Comme ce sont des historiens sérieux et on est obligé de les croire, ils ont raison, tout comme ils avaient raison de dire que Attila était un barbare, que Troie est une légende et que Roland a été tué par les Sarrazins.

Le grand tort de Margaret Murray n’a-t-il pas été d’aller à l’encontre de l’opinion générale ? De traiter historiquement d’un sujet « ésotérique » ? Il n’y a pas de meilleur moyen pour un historien de passer pour un « charlot » que de parler des côtés « occultes » des templiers.

On peut aussi penser que sa thèse était gênante pour l’establishment ?

Je suis peut être un rêveur et peut être aussi un peu trop crédule, mais j’ai lu « The Witch Cult in Western Europe » et « Le Dieu des Sorcières », j’ai aimé ce que j’ai lu et je n’arrive pas à croire que Margaret Murray n’était pas au moins partiellement dans le vrai.