Le Manque de preuves concernant l'existence de la Wicca avant Gerald Gardner

De Wiccapedia

Le manque de preuves concernant l’existence de la Wicca avant Gerald Gardner

Philip Heselton

Traduction Tof


Plutôt que de philosopher sur ce sujet, j’ai toujours essayé de voir quelles en étaient les preuves et elles ne manquent pas !

Tout d’abord, les parties rituelles de « Ye Bok of Ye Art Magic » et le « Texte A » semblent dériver d’un texte antérieur et manuscrit, si l’on considère les erreurs de transcription, les mots oubliés etc... De plus, Doreen Valiente et Cecil Williamson certifient que Gerald Gardner conservait précieusement un tel livre jusqu’à ce que quelqu’un le lui dérobe.

Deuxièmement, j’ai trouvé des preuves de l’existence d’un groupe de personnes, pas simplement dans la région de New Forest, pas simplement à Highcliffe, où Gerald Gardner a vécu, mais dans le quartier de Highcliffe où il vivait et ce groupe de personnes avait justement la sorte d’intérêts qu’on s’attendrait qu’un groupe sorcier ait. Gerald Gardner a parlé de « Mother Sabine » à Doreen Valiente et Cecil Williamson et j’ai démontré qu’une telle personne a vécu dans la même rue que « Dafo » (il n’y avait que trois famille « Sabine » dans toute la région de Bournemouth), qu’elle fut membre du Rite Rectifié d’A.E. Waite, que son nom magique était Vacuna, une Déesse Sabine, qu’elle avait nommé sa maison « Whinchat » (prenez une lettre sur deux vous verrez) et qu’elle a écrit un article sur la « Rose du Monde » pour « The Occult Review »

J’ai déjà beaucoup parlé de « Dorothy Clutterbuck » et je ne suis pas le seul, mais elle avait aussi une voisine et une proche amie, Katherine Oldmeadow, auteure de romans dans l’esprit de ceux publiés par la bibliothèque rose. Il y a dans ses livres toute une imagerie païenne, y compris la pratique de rituels. L’attitude de Katherine Oldmeadow vis-à-vis de la sorcellerie a changé vers 1925. Avant cette époque elle était très négative puis elle a commencé à faire la différence entre les sorcières faisant de la « magie noire » et celles faisant de la « magie blanche », un peu comme si elle avait rencontré quelqu’un qui lui a fait changer d’avis. Cette personne je pense que c’était Rosamund Sabine, qui a vécu tout prèt de chez elle. Katherine Oldmeadow a aussi écrit un livre (pas un roman) intitulé « The Folklore of Herbs ». Le folklore et les plantes (herbs en anglais) sont deux sujets qui intéressent beaucoup les païens et les sorcières aujourd’hui. Nous savons également que Rosamund Sabine s’intéressait beaucoup aux plantes, qu’elle possédait une vieille édition du livre « Culpeper’s Herbal » (un livre sur les plantes) et une boîte dans laquelle elle conservait des plantes séchées. Au début des années 1950, le Southern Coven of British Witches avait prêté différents objets au Musée de la Sorcellerie dont de nombreux objets destinés à couper, préparer et stocker des plantes.

Je ne dis pas qu’il s’agit là de preuves absolues, mais ce que je dis c’est qu’il y a des preuves de l’existence, avant que Gerald Gardner ne s’y installe, d’un groupe de personnes dans la région de Highcliffe qui pratiquait quelque chose de très proche de ce que Gerald Gardner a décrit.

Je ne pense pas que cela remontait à une époque très reculée, probablement pas plus loin que la publication du livre de Margaret Murray « The Witch Cult in Western Europe » en 1921, mais je crois qu’il sera très difficile d’en trouver des preuves.