Activités champêtres

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Activités champêtres

Véro


Il est très difficile d’éloigner totalement la magie et les mauvaises influences de ses champs, nous allons voir comment « avec l’aide de Dieu » et pas mal de pratiques démoniaques on peut garantir son bien.

C’est en lune croissante qu’il faut étaler son engrais afin d’éviter que les vers n’infestent les céréales.

La première fois qu’on travaille une terre il ne faut pas que ce soit sous le signe du scorpion ou du cancer, car alors toute l’exploitation s’en ressentirait. De même il ne faut ni planter ni semer durant ces périodes, il faut leur préférer le taureau, le lion, la vierge, le sagittaire. Quand le laboureur revient des champs il faut l’asperger d’eau ainsi les semences croîtront elles bien.

Si on réussit à amener à maturité deux veaux jumeaux et qu’ensuite on leur fait faire le tour de toute sa propriété cela portera chance et prospérité.

Le meilleur moment pour semer est la nuit, mais pas quand la lune change, sinon ce qu’on a semé changera aussi (semez du blé, et vous récolterez de la moutarde par exemple)

La gerbe gardée lors des récoltes de l’année passée sera cette année emmenée à l’église pour être bénie, puis la veille des nouvelles semailles elle sera battue, puis on fera une pâte avec de l’ail, de l’ase fétide et du vif argent. Cette pâte, à laquelle on ajoute les grains de la gerbe et une pièce d’argent, sera placée au fond du sac de semences de l’année.

Parfois le semeur prendra une poignée de sable qu’il jettera en premier sur le champ du voisin en disant « ceci est pour toi » puis il prendra une poignée de semences pour son propre champ et dira « ceci est pour moi » Il faut évidemment le faire trois fois et dire un Notre Père.

Ailleurs on met au fond du sac du sel et une pièce d’argent, ou bien du pain et du sel, ou de l’argent, du pain, du sel et du fenouil.

Le top est que le sac ait été tissé par une fille non encore confirmée. Un tel sac ne sera jamais cédé à quiconque, sous peine de s’attirer la malchance.

On peut protéger ses semences contre les oiseaux par de menues offrandes. On peut par exemple jeter trois poignées de semences et dire « la première poignée est pour Dieu, la deuxième pour moi, la troisième pour les oiseaux ». Celui qui dans un village ensemencera sa terre en dernier aura la meilleure récolte. Ainsi certains laissent ils exprès une pièce de terre vierge jusqu’à ce que tous les autres aient ensemencé.

A l’endroit où on aura semé le dernier seigle, on étalera une gerbe de paille. Ailleurs on agira ainsi avant de semer et on posera le boisseau de graines sur cette paille et non pas sur la terre nue. Ainsi éloigne-t-on le risque de n’obtenir à la fin du compte qu’un champ stérile.

Le paysan qui laisserait une parcelle non semée mourrait dans l’année.

Dans la région de Goldap la dernière gerbe sera fixée à la faux du faucheur et il la rapportera ainsi à l’exploitante agricole. Puis on en fera une couronne, suspendue au dessus de la table. Plus tard on en extraira les grains qu’on mêlera à la première semence. La paille, quant à elle, sera coupée en trois parties à la faux sur le champ et répandue sur le sol. Chacun des tiers est dédié à une mauvaise herbe. Cette paille étant par définition stérile, la magie veut que lesdites herbes indésirables ne pousseront pas.

Quand on rentre le seigle, l’un des valets prend, sur trois des limites du champ trois pierres qu’il emporte silencieusement avec les trois premières gerbes qui ont été ramassées. Puis il met le tout en premier dans la grange, ainsi la récolte est elle protégée contre les souris.

Contre les chenilles dire l’incantation suivante : « Seigneur, Dieu tout puissant, qui a fait cette terre inculte, tous les êtres ailés et rampants, et en dernier les hommes. Tu lui a donné la volonté, la compréhension et la pensée, qui font qu’il se tient éloigné de toute mauvaise action sur cette terre. Tu lui envoyas ton fils depuis les Cieux, pour qu’il lui apporte le savoir. Fais, Dieu, que ces insectes et ces chenilles soient un écœurement pour notre Seigneur, tout comme le serait un homme qui le dimanche garderait ses vaches et n’irait pas à l’église »

On peut aussi répandre, silencieusement et sans regarder autour de soi, du sable, pris sur la dernière tombe creusée, sur ses plantes.