<?xml version="1.0"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr">
	<id>https://wiccapedia.la-ligue-wiccane-eclectique.fr/index.php?action=history&amp;feed=atom&amp;title=La_Berg%C3%A8re_et_le_Ramoneur</id>
	<title>La Bergère et le Ramoneur - Historique des versions</title>
	<link rel="self" type="application/atom+xml" href="https://wiccapedia.la-ligue-wiccane-eclectique.fr/index.php?action=history&amp;feed=atom&amp;title=La_Berg%C3%A8re_et_le_Ramoneur"/>
	<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiccapedia.la-ligue-wiccane-eclectique.fr/index.php?title=La_Berg%C3%A8re_et_le_Ramoneur&amp;action=history"/>
	<updated>2026-06-15T10:47:52Z</updated>
	<subtitle>Historique des versions pour cette page sur le wiki</subtitle>
	<generator>MediaWiki 1.38.2</generator>
	<entry>
		<id>https://wiccapedia.la-ligue-wiccane-eclectique.fr/index.php?title=La_Berg%C3%A8re_et_le_Ramoneur&amp;diff=12214&amp;oldid=prev</id>
		<title>Sylfaenne : Page créée avec « LA BERGÈRE ET LE RAMONEUR. Hans Christian Andersen (1845) Avez-vous jamais vu une de ces armoires antiques, toutes noires de vieillesse, à enroulements et à feuillage ?... »</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiccapedia.la-ligue-wiccane-eclectique.fr/index.php?title=La_Berg%C3%A8re_et_le_Ramoneur&amp;diff=12214&amp;oldid=prev"/>
		<updated>2019-02-01T15:40:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Page créée avec « LA BERGÈRE ET LE RAMONEUR. Hans Christian Andersen (1845) Avez-vous jamais vu une de ces armoires antiques, toutes noires de vieillesse, à enroulements et à feuillage ?... »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Nouvelle page&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;LA BERGÈRE ET LE RAMONEUR.&lt;br /&gt;
Hans Christian Andersen (1845)&lt;br /&gt;
Avez-vous jamais vu une de ces armoires antiques, toutes noires de vieillesse, à enroulements et à feuillage ?&lt;br /&gt;
C’était précisément une de ces armoires qui se trouvait dans la chambre : elle venait de la trisaïeule, et de haut&lt;br /&gt;
en bas elle était ornée de roses et de tulipes sculptées. Mais ce qu’il y avait de plus bizarre, c’étaient les&lt;br /&gt;
enroulements, d’où sortaient de petites têtes de cerf avec leurs grandes cornes. Au milieu de l’armoire on&lt;br /&gt;
voyait sculpté un homme d’une singulière apparence : il ricanait toujours, car on ne pouvait pas dire qu’il riait.&lt;br /&gt;
Il avait des jambes de bouc, de petites cornes à la tête et une longue barbe. Les enfants l’appelaient le Grandgénéral-commandant-en-chef-Jambe-de-Bouc,&lt;br /&gt;
nom qui peut paraître long et difficile, mais titre dont peu de&lt;br /&gt;
personnes ont été honorées jusqu’à présent. Enfin, il était là, les yeux toujours fixés sur la console placée sous&lt;br /&gt;
la grande glace, où se tenait debout une gracieuse petite bergère de porcelaine. Elle portait des souliers dorés,&lt;br /&gt;
une robe parée d’une rose toute fraîche, un chapeau d’or et une houlette : elle était charmante. Tout à côté&lt;br /&gt;
d’elle se trouvait un petit ramoneur noir comme du charbon, mais pourtant de porcelaine aussi. Il était aussi&lt;br /&gt;
gentil, aussi propre que vous et moi ; car il n’était en réalité que le portrait d’un ramoneur. Le fabricant de&lt;br /&gt;
porcelaine aurait tout aussi bien pu faire de lui un prince ; ce qui lui aurait été vraiment bien égal.&lt;br /&gt;
Il tenait gracieusement son échelle sous son bras, et sa figure était rouge et blanche comme celle d’une petite&lt;br /&gt;
fille ; ce qui ne laissait pas d’être un défaut qu’on aurait pu éviter en y mettant un peu de noir. Il touchait&lt;br /&gt;
presque la bergère : on les avait placés où ils étaient, et, là où on les avait posés, ils s’étaient fiancés. Aussi&lt;br /&gt;
l’un convenait très-bien à l’autre : c’étaient des jeunes gens faits de la même porcelaine et tous deux&lt;br /&gt;
également faibles et fragiles.&lt;br /&gt;
Non loin d’eux se trouvait une autre figure trois fois plus grande : c’était un vieux Chinois qui savait hocher la&lt;br /&gt;
tête. Lui aussi était en porcelaine ; il prétendait être le grand-père de la petite bergère, mais il n’avait jamais pu&lt;br /&gt;
le prouver. Il soutenait qu’il avait tout pouvoir sur elle, et c’est pourquoi il avait répondu par un aimable&lt;br /&gt;
hochement de tête au Grand-général-commandant-en-chef-Jambe-de-Bouc, qui avait demandé la main de la&lt;br /&gt;
petite bergère.&lt;br /&gt;
« Quel mari tu auras là ! dit le vieux Chinois, quel mari ! Je crois quasi qu’il est d’acajou. Il fera de toi&lt;br /&gt;
madame la Grande-générale-commandante-en-chef-Jambe-de-Bouc ; il a toute son armoire remplie&lt;br /&gt;
d’argenterie, sans compter ce qu’il a caché dans les tiroirs secrets.&lt;br /&gt;
— Je n’entrerai jamais dans cette sombre armoire, dit la petite bergère ; j’ai entendu dire qu’il y a dedans onze&lt;br /&gt;
femmes de porcelaine.&lt;br /&gt;
— Eh bien ! Tu seras la douzième, dit le Chinois. Cette nuit, dès que la vieille armoire craquera, on fera la&lt;br /&gt;
noce, aussi vrai que je suis un Chinois. »&lt;br /&gt;
Et là-dessus il hocha la tête et s’endormit.&lt;br /&gt;
Mais la petite bergère pleurait en regardant son bien-aimé le ramoneur.&lt;br /&gt;
« Je t’en prie, dit-elle, aide-moi à m’échapper dans le monde, nous ne pouvons plus rester ici.&lt;br /&gt;
— Je veux tout ce que tu veux, dit le petit ramoneur. Sauvons-nous tout de suite ; je pense bien que je saurai te&lt;br /&gt;
nourrir avec mon état.&lt;br /&gt;
1&lt;br /&gt;
— Pourvu que nous descendions heureusement de la console, dit-elle. Je ne serai jamais tranquille tant que&lt;br /&gt;
nous ne serons pas hors d’ici. »&lt;br /&gt;
Et il la rassura, et il lui montra comment elle devait poser son petit pied sur les rebords sculptés et sur le&lt;br /&gt;
feuillage doré. Il l’aida aussi avec son échelle, et bientôt ils atteignirent le plancher. Mais en se retournant vers&lt;br /&gt;
la vieille armoire, ils virent que tout y était en révolution. Tous les cerfs sculptés allongeaient la tête,&lt;br /&gt;
dressaient leurs bois et tournaient le cou. Le Grand-général-commandant-en-chef-Jambe-de-Bouc fit un saut et&lt;br /&gt;
cria au vieux Chinois : « Les voilà qui se sauvent ! Ils se sauvent ! »&lt;br /&gt;
Alors ils eurent peur et se réfugièrent dans le tiroir du marchepied de la fenêtre[1]&lt;br /&gt;
.&lt;br /&gt;
Là se trouvaient trois ou quatre jeux de cartes dépareillés et incomplets, puis un petit théâtre qui avait été&lt;br /&gt;
construit tant bien que mal. On y jouait précisément une comédie, et toutes les dames, qu’elles appartiennent à&lt;br /&gt;
la famille des carreaux ou des piques, des cœurs ou des trèfles, étaient assises aux premiers rangs et&lt;br /&gt;
s’éventaient avec leurs tulipes ; et derrière elles se tenaient tous les valets, qui avaient à la fois une tête en l’air&lt;br /&gt;
et l’autre en bas, comme sur les cartes à jouer. Il s’agissait dans la pièce de deux jeunes gens qui s’aimaient,&lt;br /&gt;
mais qui ne pouvaient arriver à se marier. La bergère pleura beaucoup, car elle croyait que c’était sa propre&lt;br /&gt;
histoire.&lt;br /&gt;
« Ça me fait trop de mal, dit-elle, il faut que je quitte le tiroir. »&lt;br /&gt;
Mais lorsqu’ils mirent de nouveau le pied sur le plancher et qu’ils jetèrent les yeux sur la console, ils&lt;br /&gt;
aperçurent le vieux Chinois qui s’était réveillé et qui se démenait violemment.&lt;br /&gt;
« Voilà le vieux Chinois qui accourt ! s’écria la petite bergère, et elle tomba sur ses genoux de porcelaine, tout&lt;br /&gt;
à fait désolée.&lt;br /&gt;
— J’ai une idée, dit le ramoneur. Nous allons nous cacher au fond de la grande cruche qui est là dans le coin.&lt;br /&gt;
Nous y coucherons sur des roses et sur des lavandes, et s’il vient, nous lui jetterons de l’eau aux yeux.&lt;br /&gt;
— Non, ce serait inutile, lui répondit-elle. Je sais que le vieux Chinois et la Cruche ont été fiancés, et il reste&lt;br /&gt;
toujours un fond d’amitié après de pareilles relations, même longtemps après. Non, il ne nous reste pas d’autre&lt;br /&gt;
ressource que de nous échapper dans le monde.&lt;br /&gt;
— Et en as-tu réellement le courage ? dit le ramoneur. As-tu songé comme le monde est grand, et que nous ne&lt;br /&gt;
pourrons plus jamais revenir ici ?&lt;br /&gt;
— J’ai pensé à tout, » répliqua-t-elle.&lt;br /&gt;
Et le ramoneur la regarda fixement, et dit ensuite : « Le meilleur chemin pour moi est par la cheminée. As-tu&lt;br /&gt;
réellement le courage de te glisser avec moi dans le poêle et de grimper le long des tuyaux ? C’est par là&lt;br /&gt;
seulement que nous arriverons dans la cheminée, et là je saurai bien me retourner. Il faudra monter aussi haut&lt;br /&gt;
que possible, et tout à fait au haut nous parviendrons à un trou par lequel nous entrerons dans le monde. »&lt;br /&gt;
Il la conduisit à la porte du poêle : « Dieu ! Qu’il y fait noir ! », s’écria-t-elle.&lt;br /&gt;
Cependant elle l’y suivit, et de là dans les tuyaux, où il faisait une nuit noire comme la suie.&lt;br /&gt;
« Nous voilà maintenant dans la cheminée, dit-il. Regarde, regarde là-haut la magnifique étoile qui brille. »&lt;br /&gt;
Il y avait en effet au ciel une étoile qui semblait par son éclat leur montrer le chemin : ils grimpaient, ils&lt;br /&gt;
grimpaient toujours. C’était une route affreuse, si haute, si haute ! Mais il la soulevait, il la soutenait, et lui&lt;br /&gt;
montrait les meilleurs endroits où mettre ses petits pieds de porcelaine.&lt;br /&gt;
Ils arrivèrent ainsi jusqu’au rebord de la cheminée où ils s’assirent pour se reposer, tant ils étaient fatigués : et&lt;br /&gt;
ils avaient bien de quoi l’être !&lt;br /&gt;
2&lt;br /&gt;
Le ciel avec toutes ses étoiles s’étendait au-dessus d’eux, et les toits de la ville s’inclinaient bien au-dessous.&lt;br /&gt;
Ils promenèrent leur regard très-loin tout autour d’eux, bien loin dans le monde. La petite bergère ne se l’était&lt;br /&gt;
jamais figuré si vaste : elle appuyait sa petite tête sur le ramoneur et pleurait si fort que ses larmes tachèrent sa&lt;br /&gt;
ceinture.&lt;br /&gt;
« C’est trop, dit-elle ; c’est plus que je n’en puis supporter. Le monde est trop immense : oh ! que ne suis-je&lt;br /&gt;
encore sur la console près de la glace ! Je ne serai pas heureuse avant d’y être retournée. Je t’ai suivi dans le&lt;br /&gt;
monde ; maintenant ramène-moi là-bas, si tu m’aimes véritablement. »&lt;br /&gt;
Et le ramoneur lui parla raison ; il lui rappela le vieux Chinois, et le Grand-général-commandant-en-chefJambe-de-Bouc.&lt;br /&gt;
Mais elle sanglotait si fort, et elle embrassa si bien son petit ramoneur, qu’il ne put faire&lt;br /&gt;
autrement que de lui céder, quoique ce fût insensé.&lt;br /&gt;
Ils se mirent à descendre avec beaucoup de peine par la cheminée, se glissèrent dans les tuyaux, et arrivèrent&lt;br /&gt;
au poêle. Ce n’était pas certes un voyage d’agrément, et ils s’arrêtèrent à la porte du poêle sombre pour&lt;br /&gt;
écouter et apprendre ce qui se passait dans la chambre.&lt;br /&gt;
Tout y était bien tranquille : ils mirent la tête dehors pour voir. Hélas ! Le vieux Chinois gisait au milieu du&lt;br /&gt;
plancher. Il était tombé en bas de la console en voulant les poursuivre, et il s’était brisé en trois morceaux.&lt;br /&gt;
Tout le dos s’était détaché du reste du corps, et la tête avait roulé dans un coin. Le Grand-généralcommandant-en-chef-Jambe-de-Bouc&lt;br /&gt;
conservait toujours la même position et réfléchissait.&lt;br /&gt;
« C’est terrible, dit la petite bergère, le vieux grand-père s’est brisé, et c’est nous qui en sommes la cause !&lt;br /&gt;
Oh ! je ne survivrai jamais à ce malheur ! »&lt;br /&gt;
Et elle tordait ses petites mains.&lt;br /&gt;
« On pourra encore le recoller, dit le ramoneur ; oui, on pourra le recoller. Allons, ne te désole pas ; si on lui&lt;br /&gt;
recolle le dos et qu’on lui mette une bonne attache à la nuque, il deviendra aussi solide que s’il était tout neuf,&lt;br /&gt;
et pourra encore nous dire une foule de choses désagréables.&lt;br /&gt;
— Tu crois ? », dit-elle.&lt;br /&gt;
Et ils remontèrent sur la console où ils avaient été placés de tout temps.&lt;br /&gt;
« Voilà où nous en sommes arrivés, dit le ramoneur ; nous aurions pu nous épargner toute cette peine.&lt;br /&gt;
— Oh ! Si seulement notre vieux grand-père était recollé ! dit la bergère. Est-ce que ça coûte bien cher ? »&lt;br /&gt;
Et le grand-père fut recollé. On lui mit aussi une bonne attache dans le cou, et il devint comme neuf.&lt;br /&gt;
Seulement il ne pouvait plus hocher la tête.&lt;br /&gt;
« Vous faites bien le fier, depuis que vous avez été cassé, lui dit le Grand-général-commandant-en-chefJambe-de-Bouc.&lt;br /&gt;
Il me semble que vous n’avez aucune raison de vous tenir si roide ; enfin, voulez-vous me&lt;br /&gt;
donner la main, oui ou non ? »&lt;br /&gt;
Le ramoneur et la petite bergère jetèrent sur le vieux Chinois un regard attendrissant : ils redoutaient qu’il ne&lt;br /&gt;
se mît à hocher la tête ; mais il ne le pouvait pas, et il aurait eu honte de raconter qu’il avait une attache dans le&lt;br /&gt;
cou.&lt;br /&gt;
Grâce à cette infirmité, les deux jeunes gens de porcelaine restèrent ensemble ; ils bénirent l’attache du grandpère,&lt;br /&gt;
et ils s’aimèrent jusqu’au jour fatal où ils furent eux-mêmes brisés.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sylfaenne</name></author>
	</entry>
</feed>